6 bonnes raisons de regarder Pushing Daisies

J’en reviens toujours à la même difficulté à écrire sur une série aimée. Comment la présenter correctement? Comment donner envie de la découvrir? Je n’ai pas les réponses et pour Pushing Daisies, je n’arrivais pas à écrire une critique satisfaisante alors je suis parti de ce titre un peu facile pour partager avec vous ce que j’ai adoré dans cette série si particulière.

Avant de vous donner mes raisons de regarder Pushing Daisies, je vous fais un petit résumé du premier épisode mais dans la suite de l’article, il n’y aura pas de spoilers.

Ned est un pâtissier un peu spécial, il peut ramener à la vie tout être vivant (humain, animal, végétal) qu’il touche. Si il le retouche, il meurt de nouveau de façon définitive et si il décide de ne pas le retoucher après 60 secondes un autre être à proximité mourra. En plus de faire des tartes, Ned travaille avec Emerson Cod, un détective. Son pouvoir leur permet de connaître les circonstances d’une mort et résoudre très rapidement des affaires, Ned touche le cadavre, Emerson pose quelques questions et Ned le retouche ensuite. Simple, efficace, par ici le pognon. Un jour, cela l’amène à ressusciter Charlotte « Chuck » Charles, son premier amour, tout juste assassinée mais au moment de la toucher de nouveau, il hésite un peu trop et la laisse en vie, ce qui entraine quelques complications et une série géniale.

Ned, le pâtissier

1. Une VF exceptionnelle

La première voix que l’on entend est celle du narrateur et pour nous conter l’histoire du Pâtissier quoi de mieux que Patrick Poivey, la voix française de Bruce Willis (qui n’est pourtant pas le narrateur en VO). Pour Ned, nous retrouvons une autre voix bien connue, celle de Damien Boisseau (Matt Damon, Edward Norton, James Marsden, etc.) et pour Chuck, c’est Edwige Lemoine qui lui prête sa voix, elle a travaillé sur beaucoup de films, séries, dessins animés, jeux vidéo mais pour ma part, je la connais surtout pour être la voix de Chloë dans Smallville. Pas mal n’est-ce pas? Mais ce n’est pas tout, outre la qualité des voix, j’ai pu apprécier le soin apporté aux dialogues en français qui sont (je suppose comme en vo) truffés de jeux de mots et de rimes en rapport avec la situation ou l’enquête de l’épisode. C’est un vrai plaisir à écouter et ça a pas mal joué sur mon appréciation de la série 😉

Charlotte « Chuck » Charles, la morte pas si morte que ça

2. Anna Friel

J’ai eu un coup de coeur immédiat pour l’interprète de Chuck. Je l’avais déjà vu dans quelques films mais je ne me souviens pas qu’elle m’ait fait une telle impression. Dans Pushing Daisies, elle est adorable, elle rayonne et on ne peut que tomber amoureux.se d’elle. Maintenant, il va falloir que je m’intéresse aux autres séries dans lesquelles elle a joué, Marcella où elle tient le rôle titre et peut-être The Girlfriend Experience même si elle ne semble présente que dans la première moitié de la saison 2 :p

Lily et Vivian, les tantes de Chuck

3. Une ambiance et des décors entre Amélie Poulain, Jeux d’Enfants et Tim Burton

Je ne suis certainement pas le premier à utiliser ces références pour présenter la série mais je ne vois pas meilleur moyen pour vous décrire simplement l’ambiance de Pushing Daisies. Un thème morbide au possible comme les aime Tim Burton traité avec l’apparente douceur et la naïveté d’une Amélie Poulain. L’ensemble est magnifiquement enrobé par un style visuel à mi chemin entre le conte de fée et le dessin animé avec beaucoup de couleurs, de formes géométriques simples et de symétries. On pourrait mettre pause sur de nombreux plans de la série pour en apprécier toute la mise en scène. Tout ça contribue à l’équilibre parfait entre légèreté et gravité de Pushing Daisies en faisant de son monde quelque chose de très beau pour parler de choses parfois très dures (la mort bien sûr mais aussi la solitude, la dépression, les angoisses, l’abandon, etc.). On pourrait presque se demander par quel miracle ça fonctionne ^^

Olive Snook, serveuse de la Tarterie

4. La musique

J’aurais pu l’intégrer au point précédent tant la musique contribue grandement à l’ambiance douce, sucrée et parfois un peu sombre de la série. La BO est signée Jim Dooley et elle a en toute logique rejoint ces soundtracks que je prends plaisir à réécouter après avoir fini une série. Pushing Daisies se la joue aussi quelques fois comédie musicale avec des chansons magnifiquement interprétées par Kristin Chenoweth (Olive, l’employée de la Tarterie, mon autre coup de coeur de Pushing Daisies) ou Ellen Greene (Vivian, l’une des tantes de Chuck).

Emerson Cod, le grand détective

5. Une création de Bryan Fuller

Si son nom ne vous dit rien, peut-être que les titres de ses autres séries vous parleront un peu plus : Dead Like Me, Wonderfalls, Hannibal et American Gods. Pour le moment, je n’ai vu que Dead Like Me et Hannibal, deux séries aux styles et aux propos très différents mais que j’aime énormément. Pour Wonderfalls et American Gods, les images ou extraits que j’ai pu voir donnent vraiment envie et je pense que je devrais adorer. En tout cas, si vous avez aimé l’absurdité et/ou le soin apporté à l’identité visuelle de ses autres séries, vous devriez vous y retrouver avec Pushing Daisies puis il fait parti de ces auteurs qui aiment retravailler avec les mêmes personnes donc on peut revoir des acteurs et des actrices d’une série à l’autre, ce qui est toujours agréable.

Digby, le chien de Ned

6. Peu d’épisodes

La série n’a que 2 saisons de 9 et 13 épisodes, ce qui ne fait que 22 épisodes en tout. Certes, en arrivant à la fin vous serez un peu triste de ne pas en avoir plus mais ça peut aussi être une bonne motivation pour s’y mettre. Puis, en si peu d’épisodes, la série n’a pas eu le temps de perdre en qualité et malgré son annulation, elle a su clôturer la plupart de ses intrigues donc on évite la frustration du cliffhanger. Mon seul regret est que si on avait eu une ou deux saisons, Bryan Fuller aurait pu nous offrir un épisode entièrement musical (ce n’est pas une vraie info, juste mon souhait de fan), ce qui aurait collé à merveille à cette série.

Maintenant, allez (re)découvrir Pushing Daisies !

7 réflexions au sujet de « 6 bonnes raisons de regarder Pushing Daisies »

    1. Shin Niko Auteur de l’article

      C’est ce que je me suis dit en lisant le synopsis et en plus le personnage principal est joué par Caroline Dhavernas que j’avais beaucoup aimé dans un autre registre dans Hannibal. Malheureusement pour l’instant, j’ai pas encore trouvé la série :/

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    1. Shin Niko Auteur de l’article

      Pour moi, c’est une fin, peut-être pas satisfaisante car très rushée mais la série clôt l’intrigue principale, dire la vérité aux tantes de Chuck. Pour le reste, c’est ouvert mais ça ne m’a pas gêné même si j’aurais bien sûr aimé en avoir plus 🙂

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  1. Tigger Lilly

    Elle est trop bien cette série et fait clairement partie de la très short list des séries annulées qu’il faut quand même avoir vu. Moi aussi j’ai pensé à Tim Burton en la regardant !
    Je l’avais vue en VO mais c’est vraiment cool que l’adaptation FR soit de bonne qualité.

    Aimé par 1 personne

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