The Mandalorian – Saison 1

Sur le papier, The Mandalorian est tout à fait le genre de série de space opéra que je veux voir. Un chasseur de primes qui parcoure la galaxie pour capturer des fugitifs. Je n’ai pas besoin de plus. Que tout ceci se passe dans l’univers de Star Wars est juste un bonus.

Attention, je spoile toute la saison !

Si la série ne proposait rien de plus qu’une mission par épisode sans fil conducteur, j’aurais déjà été satisfait mais dès le premier épisode, on lui demande de ramener une créature très spéciale (le fameux Baby Yoda) à des anciens de l’Empire (la série se situe entre les épisodes 6 et 7 de la saga) et même si il trouve et livre plus ou moins facilement l’enfant, Mando s’y est attaché. Il le sauve de son client et fuit avec lui.

Il est reproché à la série sa légère lenteur et le manque de gros enjeux (finalement ce n’est qu’un mercenaire implacable qui trahit son employeur et refuse sa mission, le genre de choses qu’on a déjà vu très souvent) alors que dans l’univers de Star Wars on pouvait s’attendre et espérer tout de suite quelque chose d’énorme. Je peux comprendre ce point de vue mais c’est justement le fait qu’on ne parte pas immédiatement, cela changera peut-être avec la saison 2, dans une histoire aux implications folles pour la galaxie qui m’a plu.

La saison est juste centré sur quelques personnages et il n’y a pas besoin de plus. The Mandalorian est un western spatial. De l’action, des paysages incroyables, un « héros » calme, efficace, dont on sait peu de choses (on apprend son nom qu’en fin de saison) et qui parle peu. C’est simple et on n’a vraiment pas besoin de plus.

Idem pour la relation entre Mando et l’Enfant. Quelques scènes suffisent à montrer que le chasseur de primes s’attache au gamin et si il l’a sauvé pour respecter ses principes, il finit par l’aimer comme son fils. C’est d’ailleurs amusant de voir qu’il ne contredit jamais les gens lorsqu’ils le nomment ainsi. C’est une évidence pour tout le monde.

Bien sûr, moi aussi, j’ai succombé à la mignonnitude de Baby Yoda ❤

Au milieu de la saison entre les épisodes qui constituent l’histoire principale, pendant la fuite de Mando, la série m’a offert 3 épisodes comme je les aime.

Sanctuary (épisode 4) est un remake de Les 7 Samouraïs (en écrivant ça, j’ai réalisé que toute la série pouvait aussi être vu comme un remake d’un autre film japonais, Baby Cart où un ronin parcoure le Japon avec son fils dans une poussette… oui parfois, je suis pas très vif) avec l’introduction de Cara Dune, une ancienne soldat de l’Empire qui a ensuite rejoint les Rebelles. Quel plaisir de voir Gina Carano ici. The Gunslinger (épisode 5) est une mission classique de capture d’une terrible mercenaire (jouée par Ming-Na Wen) qui part en vrille. The Prisoner (épisode 6) commence comme une mission de braquage/sauvetage avec la formation d’une équipe et l’infiltration d’une prison puis se transforme en épisode space-survival où Mando est le boogeyman qui s’attaque à ceux qui l’ont trahit. J’adore ce changement de perspective qui nous rappelle à quel point le personnage peut être terrifiant.

Je crois que même si les autres épisodes avaient été mauvais (ce qui n’est pas le cas) j’aurais été heureux avec cette saison de The Mandalorian, juste pour ces trois-là.

L’action, la capture de criminels, les combats, les explosions, les tirs de pistolets laser, c’est très bien mais l’un des points que j’ai le plus apprécié est tout le lore autour des Mandalorians. Leurs coutumes, leur honneur, leurs armures et ce qu’elles représentent.

This is the Way.

Et cela me mène à l’une des rares choses que je n’ai pas aimé. Dans le dernier épisode, Mando est gravement blessé à la tête. Le droïde qui est avec lui peut le soigner à condition de lui retirer son casque. Chose qui normalement ne doit jamais arriver mais puisque le droïde n’est pas un être vivant, il accepte. J’ai été déçu que l’on voit son visage. Cela aurait pu être fait hors champs. L’idée que personne ne voit son visage est fort. C’est important dans la construction du personnage et de la série, j’aurais aimé que son visage reste aussi un « mystère » pour le spectateur même si je comprends aussi que lorsqu’on a Pedro Pascal dans le rôle principal, on ait envie de montrer sa tête au moins une fois…

Pas grave, ce n’est qu’un détail sur toute une saison de qualité 🙂

Vivement le 30 octobre pour le début de la saison 2 !

— Note : 8/10 —

14 réflexions au sujet de « The Mandalorian – Saison 1 »

  1. F-de-Lo

    Voilà une critique rafraichissante, et juste de surcroît. Je suis pas mal fan de l’univers de Star Wars, et, sans surprise, j’ai passé un agréable moment devant The Mandalorian. Le manque d’enjeu, ou même le fait que les épisodes soient presque indépendants, ne m’a pas vraiment gênée. La série cherche à se démarquer de cette mode du « toujours plus réaliste et plus sombre ». Par contre, je n’ai pas eu le coup de coeur que j’espérais. Peut-être parce que mon vrai kiff, dans Star Wars, c’est vraiment la rivalité entre Sith et Jedi^^

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    1. Shin Niko Auteur de l’article

      Merci ^^
      Je ne l’ai pas vraiment précisé dans ma critique mais je suis content que pour une fois on sorte du classique Jedi/Sith (même si comme toi j’adore cette rivalité) pour s’intéresser à quelque chose d’autre.

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  2. sinbadlelegendaire

    Je pense que c’était pour Pedro Pascal comme tu dis, les fans tout le tralala… pourtant Karl Urban n’a jamais enlevé son masque de Judge Dredd! N’empêche, c’est la série Star Wars qui arrive à réussir sans aucun Jedi et/ou Sith (certes, il y’a Baby Yoda et l’autre antagoniste principal)!

    Petit à petit, cela prendra de l’ampleur mais je trouve que cette première saison était superbe sans pour autant mettre la Galaxie à feu et à sang! Ce qui m’intrigue c’est que la série se passe entre la trilogie de Luke Skywalker et la dernière trilogie (or un Baby Yoda aurait clairement aidé l’un des deux camps!)

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    1. Shin Niko Auteur de l’article

      Très bon exemple Karl Urban dans Dredd, le fait qu’il retire jamais son casque rend le perso encore plus « fort » symboliquement, c’est le Juge, rien d’autre. Ça aurait dû être pareil ici, au moins dans la première saison mais bon c’est vraiment pour faire une remarque négative sur la série XD

      Vu la longévité et le temps que mettent les êtres de cette race à grandir (là il a 50 ans si je dis pas de conneries) on peut se dire que pendant la dernière trilogie, Baby Yoda sera toujours un très jeune enfant et sans doute caché quelque part, d’où son absence.

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      1. sinbadlelegendaire

        Oui, je vois ce que tu veux dire! Même si c’était Karl Urban, j’avais l’impression de voir l’avatar de la Justice!
        Je te comprends aha! Vraiment triste que ce film n’a pas eu de suite.

        Ohhh bien vu, il sera peut-être un disciple de … après la trilogie!

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      2. Shin Niko Auteur de l’article

        Je ne désespère pas qu’un jour on ait un Dredd 2 ^^

        J’aimerais surtout que les prochains films ou les prochaines séries (à part celle sur Obi Wan) s’éloignent des Skywalker et de leur héritage. Avec un univers comme celui de Star Wars, il y a moyen de faire plein de choses très différentes comme c’est déjà plus ou moins le cas avec les jeux, romans ou comics.

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