The Woman in the House Across the Street from the Girl in the Window

Je dois vous confesser un petit quelque chose. J’ai un kink tout particulier pour les titres beaucoup trop longs, ceux qui sont de véritables phrases. Peu importe le support, film, série, manga, j’adore ce genre de titre. Dès que je vois un titre comme ça dans un planning de sorties, je l’ajoute direct dans ma liste d’oeuvres à voir/lire avant même de savoir de quoi cela parlera ou d’avoir vu un premier visuel. C’était le cas pour The Woman in the House Across the Street from the Girl in the Window ou La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre en français.

Vin, cachets, plats en cocotte et imagination font le quotidien d’Anna qui est obnubilée par son voisin canon, jusqu’au jour où elle assiste à un meurtre. Ou pas… ?

En plus de m’offrir un titre comme je les aime, la série me promettait un thriller avec Kristen Bell. J’adore Kristen Bell et j’étais ravi à l’idée de pouvoir la voir dans quelque chose d’un peu différent de ses rôles habituels. Sauf que cette mini-série n’est pas un thriller mais une parodie de ce type particulier de thriller où quelqu’un est témoin d’un meurtre et où personne ne le croit.

Avec ce titre à rallonge et en revoyant le trailer pour écrire ce texte, j’aurais peut-être dû m’en douter plus tôt mais à voir les réactions des gens qui ont suivi la série, je constate qu’on est beaucoup à ne pas avoir tout de suite saisi son côté parodique. The Woman in the House Across the Street from the Girl in the Window (je prends un certain plaisir à l’écrire en entier) est une comédie qui prend son temps en commençant de manière relativement sérieuse et en étant assez subtile au début. Certes certaines répliques ou scènes peuvent faire tiquer mais on peut facilement mettre ça sur une écriture un peu bancale, un trop plein de clichés ou une mauvaise direction d’acteur. J’ai beau aimé d’amour Kristen Bell, ce n’aurait pas été son premier mauvais choix de carrière (dédicace à Heroes saisons 2 et 3). Bon, ce n’est pas le cas ici et on comprend ce qui lui a plu dans ce projet qui lui ressemble assez.

Le fait que la plupart du temps, la série soit toujours à mi-chemin entre sérieux et comédie donne un résultat étrange et c’est assez perturbant à suivre. On ne sait pas vraiment ce qu’on regarde. Il faut dépasser les deux premiers épisodes et réussir à rentrer progressivement dans leur délire. Dans un sens, c’est assez fascinant et je crois que c’est ce qui m’a plu. Et dès lors que j’ai accepté (assez vite, je vous rassure) que j’étais devant une parodie jouant avec les codes de son genre, j’avais besoin de continuer pour savoir jusqu’où ils allaient allé et comment ils comptaient finir la série.

Je n’ai pas été déçu par la conclusion qui colle très bien à la série qui à partir de la moitié de saison a basculé un peu plus dans l’absurde et le débile (le montage sexe dans tout l’appart est fabuleux) tout en continuant de le faire de façon très premier degré et je pense que c’est ce qui a définitivement perdu certains spectateurs.

Pour revenir aux scènes dissonantes, même quelque chose d’aussi gros que l’explication sur la mort de la fille d’Anna dans un des premiers épisodes peut être interprété comme un élément dramatique. J’ai imaginé un éventuel déni du personnage préférant se raconter n’importe quoi plutôt que de faire face une vérité trop dure à accepter comme le fait qu’elle serait responsable de sa mort. Au final, il n’en est rien, la première explication est la bonne puisqu’on est dans une comédie noire à tendance what the fuck et c’était moi qui étais encore dans le déni de ce que j’étais en train de regarder.

Kristen Bell est parfaite et c’est en grande partie à elle et à l’écriture de son personnage que l’on doit ce mélange bizarre entre drame et comédie. Pour rester sur le cast, comme toujours, j’étais très content de retrouver Michael Ealy, même si il n’est pas assez présent à mon goût et c’est pareil pour Shelley Hennig.

Pour conclure (c’est nul de dire « pour conclure » pour conclure mais c’est efficace) La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre est une expérience plus qu’autre chose car même en acceptant totalement la parodie, la série n’est pas vraiment drôle, elle est au mieux amusante si on est amateur des thrillers de ce genre. En tout cas, l’expérience a totalement fonctionné sur moi et je ne dirai pas non si la mini-série devenait série et revenait pour une saison 2 surtout avec la petite ouverture de fin faisant elle aussi totalement partie de la parodie du genre.

Note : 3.5 sur 5.

3 réflexions au sujet de « The Woman in the House Across the Street from the Girl in the Window »

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